Archive pour février, 2011
Gua Sha
Gua Sha (刮痧), littéralement « gratter la fièvre » en chinois (plus généralement, « gratter la maladie pour lui permettre de s’échapper à travers la peau »), est un ancien traitement médical. Parfois appelé « spooning » par les Anglophones, on lui donne également le nom français « tribo-effleurage ».
Le Gua Sha est complet, simple et efficace. En résumé, guasha stimule le système immunitaire, désintoxique et dé-acidifie, active la circulation, régule les fonctions et les organes, nettoie les blocages et la douleur, revitalise et régénère, diminue le stress, la fatigue et la lassitude, rééquilibre les émotions, relaxe et favorise la clarté de l’esprit… Tout ceci au moyen d’un simple traitement.
Le traitement comporte une huile spéciale à appliquer sur une zone particulière de la peau après quoi le thérapeute commence à « racler » cette partie du corps à l‘aide d‘un « racleur » (instrument de jade ou de corne de forme spécifique). En peu de temps, la peau devient rouge. La particularité est qu’à l‘endroit où les désordres sont cachés, des boutons rouges apparaissent dans la peau (non sur la peau!) comparables à un hématome et ces derniers vont tous disparaître entre 3 à 7 jours.
Les personnes âgées et les exercices énergétiques
Chez les personnes âgées, le bien-être se traduit de différentes façons. Se garder en bonne forme physique, être en santé, avoir des activités et des projets qui tiennent à cœur sont autant de conditions qui aident à rester jeune longtemps. Les spécialistes s’entendent aujourd’hui pour reconnaître que non seulement la maladie mais aussi l’inactivité physique est une cause importante de dysfonctionnement dans les dernières années de la vie. Et ce, sur quatre plans : cardiovasculaire, musculaire, morphologique et moteur. Ainsi, toute forme d’activité physique pratiquée librement et spontanément est bonne pour la santé des aînés même si elles ne permettent pas de développer aussi efficacement la force et l’endurance musculaire, la flexibilité, et l’équilibre.
Les exercices énergétiques de TaiJi (ou Tai Chi) et QiGong répondent bien aux attentes des personnes âgées parce que la pratique du TaiJi n’exige pas d’efforts exténuants. Il peut se pratiquer même à un âge très avancé. L’un des bienfaits les plus importants de la pratique du TaiJi, c’est l’amélioration qu’elle apporte à la position du corps. Les postures précises de TaiJi ouvrent et défont les blocages énergétiques dans les canaux d’énergie, ces derniers sont appelés « méridiens ». Les mouvements lents et doux étirent les méridiens, les maintiennent forts et souples. Les mouvements rythmiques des muscles, de la colonne vertébrale et des articulations déversent l’énergie dans le corps entier. Avec une pratique assidue, la confiance se fortifie, l’énergie augmente et s’affirme, la tristesse fait place à la joie, le vide et la plénitude se manifestent.
Quant aux exercices de QiGong, les deux éléments essentiels à sa pratique sont : la concentration ou méditation et la respiration. D’une part la pratique de la méditation permet d’apprendre à réguler le souffle. D’autre part les exercices respiratoires profonds, égaux et rythmiques restaurent le calme. Les exercices de QiGong n’exigent aucune aptitude préalable et se pratiquent au rythme du pratiquant. Il vise à développer l’habilité de débloquer et de faire circuler l’énergie à l’intérieur du corps.
La différence entre ces deux approches réside dans la pratique. Les mouvements répétés dans la routine du Tai Chi sont plus complexes alors qu’ils sont plus simples dans le QiGong. Le QiGong n’est pas un sport, il n’y a aucun esprit de compétition, ni avec les autres, ni avec soi-même. Sa pratique ralentit les mouvements du cœur et de la respiration. Les effets de la pratique sont bénéfiques sur la santé autant préventive que curative.
Le QiGong médical est appliqué comme une intervention complémentaire au traitement. Il est aussi utilisé pour prévenir et soigner les maladies, pour renforce l’état de santé général et améliorer le potentiel humain par la régulation des systèmes corporels. Le QiGong médical est divisé en deux parties. La première le QiGong interne pratiqué individuellement et le QiGong externe utilisé pour soigner les autres lorsque la personne a atteint un développement et une maîtrise élevée de son Qi (énergie vitale).
Nian Gao
En occident, à Noël, on mange une bûche, en Chine à la Fête du printemps (nouvel an chinois), on mange des « nian gao ». En chine, le nian gao (homonyme du terme signifiant « tous les ans plus haut ») est dégusté dans le but d’élever le niveau de vie année après année.
Les nian gao sont fabriqués à base de farine de riz gluant. Selon les régions du pays les nian gao sont mangés différemment. Au nord les nian gao sont frits ou cuits à la vapeur et ils ont un goût sucrés. Au sud par contre les nian gao, sont cuits à la vapeur puis coupés en tranches et sautés dans un poêlon. Et, il existe deux sortes de saveur : sucrés ou salés.
Les ventouses chinoises : technique utilisée en médecine chinoise
Pour la médecine chinoise, la maladie ou la douleur est un signe de blocage : cela signifie que l’énergie fondamentale (qi), ne circule plus ou mal. La ventouse chinoise rétablit la circulation du sang et, par conséquent l’énergie
La ventouse est un récipient, habituellement en verre et en forme de cloche destiné à soigner en induisant une « révulsion », par effet de succion sur la peau.
Le principe consiste à créer un vide dans la ventouse qui dilate les pores et les vaisseaux sanguins superficiels (capillaires). Ceci produit une congestion cutanée localisée sur le site de l’application du vide et on voit apparaître un changement de la peau celle ci rougit et se couvre de points rougeâtres à violacés. Cette congestion provoquée localement, au dessus de l’organe, supposé malade, attire le « mauvais sang » ou l’excès de sang qui congestionne l’organe.
Pour chauffer l’air et induire un vide relatif lors de son refroidissement, on y insère une ouate imbibée d’alcool et enflammée dans le récipient. La flamme s’éteint spontanément quand l’air est consommé. La ventouse est alors appliquée sur le dos de la personne à traiter, de manière à ce qu’en refroidissant, par la contraction il se produit un puissant effet de succion
Les ventouses sont mobilisées sur des zones situées le long des méridiens énergétiques, très souvent sur le dos. Elles peuvent être utilisées pour traiter les affections respiratoires tel que les coups de froid, les rhumes, les grippes qui sont provoqués ou aggravés par trois éléments extérieurs : le vent, la pluie et le froid. Elles sont aussi utilisées pour soigner les maux de dos, les problèmes de peau, les migraines, les maux de têtes, les tendinites, les entorses, les crampes et la constipation.
Les principales théories du TaiJi
La pratique du TaiJi est fort complexe parce qu’elle implique plusieurs théories soit celles du cœur, de l’esprit, du vide, de la dualité (Yin/ Yang) et de la force qui permet au Qi de circuler adéquatement à travers le corps.
Théorie du Xin (心) et du Yi (意)
Selon les concepts chinois, nous possédons deux esprits. L’un est esprit émotionnel et porte le nom de Xin (cœur) et l’autre, est l’esprit de sagesse et porte le nom de Yi. Xin a le pouvoir d’exciter, de rendre triste, de rendre heureux et il est de nature émotionnel. Yi à l’inverse, a le pouvoir de calmer et d’engendrer des pensées logiques.
Le participant du QiGong doit : entraîner le Yi (la pensée), se concentrer dans le but d’obtenir un état de relaxation de tout le corps, utiliser l’imagination pour conduire l’énergie dans les méridiens. L’activité mentale fait appel au pouvoir psychique du cœur.
Théorie du Wuji (无极)
C’est l’état du vide, ou tout simplement un seul point dans l’univers. Ensuite, et de par la fonction pivot du TaiJi, les deux polarités (Yin et Yang) furent discriminées. TaiJi peut être traduit par « grand ultime » ou « grande extrémité » et le Wuji par « sans ultime », « sans limite » ou « sans opposition ». Cela revient à dire que le Wuji est uniforme et indifférencié, un point dans l’espace ou au centre de nos corps physique, mental et énergétique.
Au début de l’univers, il n’y avait aucune différenciation et cet état est appelé Wuji. Ensuite, commença la séparation en opposé complémentaires appelés Yin et Yang. Ainsi et grâce à l’interaction du Yin et du Yang toute chose est créée et prospère. Ainsi, dans la posture d’ouverture du Tai Ji Quan l’esprit est calme et vide, et le poids, parfaitement réparti entre les deux pieds. Cela est l’état du Wuji.
Théorie du Yin(阴) et du Yang (阳)
Yin et Yang, les deux polarités, prennent leur origine dans le Wuji et ce, grâce à l’action ou à la fonction du taiji. À partir de ces deux polarités, sont dérivées les quatre phases. Selon la même théorie les variations continuent jusqu’à engendrer des changements illimités dans l’univers.
Yin et Yang sont opposés l’un à l’autre, mais pas de manière absolue. Lorsque le Yin a atteint son extrémité, il devient Yang et lorsque le Yang atteint ses limites, il se transforme en Yin. C’est la loi naturelle du Dao. Lorsque cette théorie est appliquée à la pratique du TaiJiQuan, il faut avoir du Yin pour générer le Yang. Lorsque le Yang a été manifesté, le Yin doit recommencer à nouveau. Pour le TaiJi le Yin est interne et lié au Qi et au Yi, alors que le Yang lui est externe et qu’il est la manifestation de la puissance et l’exécution des techniques. Yin et Yang se génèrent mutuellement et se supportent l’un l’autre.
Dans la pratique, pour échanger habilement et souplement le Yin et le Yang, on doit ne doit pas permettre au Yin et au Yang d’atteindre leurs extrémités maximales. Lorsque cela est le cas alors les échangent deviennent stagnants. Par contre, si vous maintenez toujours un peu de Yin dans le Yang et vice versa, l’échange peut être souple, confortable et naturel. C’est pour cela que dans le symbole Yin-Yang du TaiJi, il y a un peu de Yang caché dans le Yin et un peu de Yin caché dans le Yang. Il en va de même pour le TaiJiQuan. L’insubstantiel et le substantiel devraient pouvoir s’échanger l’un l’autre de manière souple et naturelle, de sorte que la manifestation du Jin puisse être vivant.
Théorie du Jin (劲)
La définition du Jin devrait être « la manifestation du qi dans la force musculaire ». Car Li Qi (力气)ou Qi Li (气力) où le qi est la bioénergie ou la bioélectricité et où le Li est la force ou la puissance musculaire.
Le Jin peut être distingué en « Jin interne » et « Jin externe ». Le Yi qui guide le Qi en coordination avec la respiration est appelé « Jin interne ». Le mouvement physique correct qui permet au Qi de se manifester de manière efficace dans l’action physique est appelé « Jin externe ». Lorsque le Jin interne et le Jin externe sont correctement coordonnés et harmonisés, l’un et l’autre et de manière efficace, cela porte alors le nom de « unification de l’interne et de l’externe ».
La maîtrise du TaiJiQuan est un apprentissage de plusieurs années (coordination, transfert de poids, mémorisation des mouvements etc.). Le secret c’est dans la pratique parce qu’on travaille non seulement le physique, mais aussi le mental et le spirituel. Et, utiliser l’énergie dans chaque posture c’est faire les mouvements en accord avec la respiration longue et profonde.
Les principes du QiGong
La pratique du QiGong comporte très peu de mouvements et de déplacement. Les mouvements servent à diriger le qi (énergie vitale). La visualisation est utilisée et elle sert à entrer dans un état de méditation, à prendre contact avec le qi et à le diriger à travers le corps.
Le QiGong régularise l’équilibre physiologique pour améliorer les fonctionnements organiques. Il agit sur le qi pour développer une résistance plus efficace des systèmes respiratoire, circulatoire et immunitaire ainsi la puissance du qi est transformée intérieurement. Sur le plan émotif la pratique apprivoise le stress de la vie courante en augmentant la capacité de relaxation et accroît la maîtrise de soi et des ses émotions à partir de la maîtrise du qi.
L’énergie vitale est entreposée dans le «Dan Tian» et c’est à cet endroit qu’elle est cultivée et stockée. Le «Dan Tian» qui porte également le nom de Huo Lu c’est-à-dire le foyer où le feu de l’énergie prend naissance. Il est considéré comme la source originelle de l’énergie d’un être humain et, il existe trois Dan Tian :
- Le premier porte le nom de Dan Tian supérieur (上丹田). Il est situé au niveau frontal et correspond aux fonctions physiques du cerveau, des organes sensoriels ainsi que tous les processus psychologiques de la pensée et de la concentration.
- Le second est appelé Dan Tian médian (中丹田) se trouve à la poitrine et correspond aux fonctions physiques de la respiration, de la circulation du Qi et du sang. Psychologiquement il fonctionne comme centre émotif et d’interaction du corps.
- Le Dan Tian inférieur (下丹田) est localisé à la partie inférieure de l’abdomen. Il correspond aux fonctions physiques de la digestion, de l’élimination et de la reproduction. Du point de vue psychologique, il est le centre de la stabilité et de l’équilibre.
Il y a deux pratiques distinctes pour activer le qi et elle est pratiquée selon les objectifs du pratiquant. Ce sont le WaiDan et le Nei Dan.
Le Wai Dan est une pratique qui a pour but d’augmenter localement la circulation du qi par la stimulation de la partie du corps choisie jusqu’à ce qu’un grand potentiel d’énergie se soit accumulé et puisse se diffuser ensuite dans tout le corps par le réseau des méridiens du qi.
Il existe deux types d’exercice de Wai Dan avec ou sans mouvement. Le Wai Dan en mouvement est utilisé dans les arts martiaux tandis que le Wai Dan sans mouvements est exclusivement une pratique de santé.
Pendant plus de 1400 ans, les moines du temple de Shaolin pratiquèrent les exercices Wai Dan que leur avait appris Da Mo (moine indou Bodhidharma qui était issu d’une caste guerrière…) sans que leurs pratiques ne soient diffusées à l’extérieur. Ces exercices étaient soigneusement tenus secrets et ils ne commencèrent à être connus du grand public qu’au cours du XXième siècle. Les moines de Shaolin ne les pratiquaient pas seulement pour améliorer la circulation du qi et leur santé, mais aussi pour accroître leur énergie interne en stimulant grâce à la concentration, les muscles appropriés.
Le Nei Dan c’est l’exercice qui consiste à engendrer le qi dans le Dan tian, appelé également Qihai (océan de qi), puis à le guider mentalement à travers le corps afin de réaliser une complète circulation. Le Dan Tian (champ de l’élixir) se trouve à environ 3,5 cm du nombril, à une profondeur correspondant à 1/3 de la section transversale de l’abdomen.
Le massage énergétique
Il existe plusieurs sortes de massage énergétique. On y distingue le An Mo, le Tui Na et le plus connu parmi eux est le Shiatsu.
Le massage thérapeutique chinois est très différent du massage pratiqué en occident. Il est utilisé pour traiter les déséquilibres spécifiques du Qi (énergie vitale) et du sang. Dans son usage quotidien, le massage est employé pour fortifier le Qi et le sang et pour favoriser leur circulation harmonieuse dans le corps.
Le An Mo est un massage qui a une visée relaxante permettant d’évacuer les tensions de la vie moderne, d’améliorer son état de santé, de renforcer son immunité. Il est aussi efficace pour soigner les petits maux quotidien. Le An (appuyer) Mo (frotter) est un massage que tout le monde peut pratiquer chez soi avec sa famille ou au bureau avec ses collègues.
Le Tui Na est un massage thérapeutique, il diffère des techniques de massage occidentales, surtout à cause du concept énergétique sur lequel il repose (harmonisation du Qi), et de la multiplicité des types de manipulations. En effet, le praticien utilise une grande diversité de techniques variant selon les zones à traiter, le genre de déséquilibre, l’âge et la constitution de l’individu. Le Tui Na, en tant que modalité thérapeutique, est normalement prescrit à la suite de l’établissement d’un bilan énergétique établi par un docteur en médecine chinoise.
Le Shiatsu est un massage qui s’est développé au Japon, bien que ses techniques de guérisons fondamentales aient leur origine dans l’ancienne Chine. En japonais, la première syllabe shi signifie les doigts et la main ; la seconde, atsu indique la pression. Par conséquent, le Shiatsu signifie « appliquer la pression sur le corps avec les doigts ». Et ses principes de fonctionnement sont basés sur la théorie des méridiens (canaux d’énergie) et des points de pression, identiques à ceux que l’on trouve dans l’acuponcture. Une séance typique de Shiatsu se déroule sur matelas posé au sol, sur une personne habillée de vêtements confortables.










Centre d’Échange et de diffusion de la Médecine Traditionnelle de Beijing
Le centre d’échange et de diffusion de la médecine chinoise traditionnelle de Beijing est une organisation médicale et éducative approuvée par le gouvernement chinois. Il est reconnu comme étant une organisation de haut niveau, de par sa contribution à des échanges internationaux, son expertise en traitements de Qigong, son assistance lors de catastrophes naturelles et son aide humanitaire envers les orphelins et les enfants handicapés.
Le centre est situé à l’ouest de Beijing, sur un site Feng Shui remarquable et il se trouve à 50 minutes en voiture de l‘aéroport international. Le Dr Wan Su Jian est un maître de Qigong renommé en Chine. Il est issu d’une famille ayant une longue tradition de médecine traditionnelle et il a étudié avec des maîtres réputés. Depuis plus de vingt ans, Maître Wan et ses étudiants ont accueilli de nombreux patients et participants en provenance de la France, du Canada, du Japon, des États-Unis, de Singapour, de la Suède et de bien d’autres pays.