Archive pour février, 2011
Date du nouvel an chinois
Le jour de l’an chinois ne se célèbre pas toujours à une date fixe parce qu’il est basé sur un calendrier lunaire. Un mois lunaire (lunaison) compte en moyenne 29 jours, 12 heures, 44 minutes. La nouvelle lune est le premier jour du mois et la pleine lune représente le milieu du mois. Le jour de l’an chinois a lieu le jour de la seconde nouvelle lune après le solstice d’hiver.
Les douze animaux du calendrier chinois.
La légende raconte que Bouddha invita tous les animaux au réveillon du Nouvel An afin de leurs communiquer ses Observations. Seul 12 Animaux se rendirent à ce rendez-vous. Ce sont, dans l’ordre, le rat (passionné), le bœuf (déterminé), le tigre (courageux), le lapin (casanier), le dragon (fédérateur), le serpent (frivole), le cheval (libre), la chèvre (dépensière), le singe (acrobate), le coq (franc), le chien (justicier) et le cochon (généreux). Il n’y a pas de différence entre être le premier ou le dernier animal arrivé, car ce n’est pas un concours mais plutôt, une invitation à mieux se connaître et à mieux connaître les autres. Il est important de préciser que cette Astrologie ne veut pas comparer des personnes à des Animaux et vice-versa.
Bouddha leurs dit : « Pour vous remercier chacun d’entre vous d’être venu à ce réveillon, à partir de cette année, à chacun d’entre vous sera attribué une année qui aura vos caractéristiques. » Le Rat commença le cycle il y a 2697 ans avant JC (Jésus-Christ est né dans une année du Singe).
Cérémonie Taoïste du « bon augure »
La cérémonie taoïste de «bon augure» est un rite pratiqué en Chine depuis plus de 3800 ans. La pratique a pour but l’amélioration de notre lien avec les énergies subtiles universelles. En même temps elle attire la chance et les bons augures tout en éliminant les influences néfastes.
À travers les soixante minutes du rituel, les gestes et les invocations codifiés de la cérémonie apportent paix et santé sous la protection de la déité immortelle.
Trois dignitaires taoïstes de l’association religieuse taoïste de Chine célèbrent l’office. Ils sont accompagnés de chanteurs, d’assistants et de protecteurs (Chi Shi).
Les participants prennent place devant la statue de Lao Zi (fondateur du taoïsme chinois et initiateur du QiGong) dans une attitude calme, détendue et respectueuse, attentive à chaque mouvement et à l’écoute des mélodies taoïstes. Cette attitude d’ouverture contribue à nourrir le corps et l’esprit et à collecter les énergies subtiles pour stimuler son capital énergétique personnel.
Durant la cérémonie, tous les participants recevront une plaque à conserver comme protection et source de paix. Vous pourrez également faire bénir certain de vos objets personnels tel que bracelet, collier, bague, boule de cristal et autres objets de QiGong.











La respiration : TaiJi et QiGong
Riche de plusieurs millénaires d’expérience, les chinois pratiquant la méditation ont découvert que, par la pratique, ils pouvaient recouvrer le contrôle des muscles abdominaux et augmenter le flux du qi à travers le corps. Celle-ci est appelée « retour à l’enfance » (fan tong).
Quand les muscles abdominaux sont exercés, l’énergie engendrée par cet exercice est accumulée dans les réseaux et les canaux du qi. Cette méthode d’accumulation de l’énergie est appelée « Allumer le feu ». Elle est obtenu par la concentration intense du mental pendant l’exercice.
Le fait que le Dan Tian constitue la source de la circulation du qi est un principe de base de la méditation chinoise et les premiers pas de cette discipline tournent autour de ce point fondamental. La première chose qu’on doit donc apprendre c’est le contrôle des muscles abdominaux, c’est-à-dire leur contraction et leur décontraction volontaires.
Lorsque vous régulez votre respiration, vous cherchez à obtenir une respiration qui peut être : calme (jing静), fine (xi细), profonde (shen 深), continue (you 悠) et uniforme (yun匀).
Tout d’abord vous apprendrez la respiration du nez, de grossière à fine et ce, jusqu’à ce que votre respiration devienne extrêmement détendue, profonde, harmonieuse et naturelle. Alors vous pouvez accéder à la pratique de la respiration abdominale et ensuite aborder la pratique de la véritable respiration.
La respiration abdominale normale (ou bouddhiste) : Lorsque vous inspirez, l’abdomen se gonfle et le coccyx est légèrement repoussé vers l’extérieur. Lorsque vous expirez, l’abdomen se rétracte et le coccyx est légèrement remonté. Sur l’expiration, le Qi circule le long des méridiens primaires et atteint les membres. Lors de l’inspiration, la majeure partie du Qi est condensée vers l’intérieur puis vers les méridiens primaires pour atteindre les organes internes. Lorsque les tendons et les os ne sont pas en tension, le Qi circule harmonieusement. Si vous pratiquez le TaiJiQuan uniquement pour détendre et assouplir votre corps, alors la respiration abdominale normale est la mieux adaptée.
La respiration abdominale inversée (ou taoïste) : Dans la respiration inversée, vous inspirez, l’abdomen se rétracte et le coccyx est légèrement remonté. Lorsque vous expirez l’abdomen se gonfle et le coccyx est légèrement repoussé vers l’extérieur. Lors de l’inspiration, l’abdomen se rétracte alors le coccyx, lui, est doucement et légèrement remonté. La majorité du Qi se trouve alors condensée vers l’intérieur et la moelle des os, par le biais des vaisseaux secondaires, menant à ce qu’on appelle la respiration des moelles. Lorsque vous expirez, le Yi emmène le Qi vers l’extérieur pour approvisionner les tendons et les os et le Jin est alors émis. À l’inverse lorsque vous inspirez, le Yi guide le Qi vers l’intérieur et le stocke dans les moelles. Quand le Qi est stocké profondément, l’émission de Jin doit être puissante.
Selon qu’on pratique le TaiJiQuan ou le WuShu (Kung Fu) il est important d’utiliser la bonne respiration. La respiration abdominale normale (ou bouddhiste) est habituellement utilisée lorsqu’on recherche le calme et la relaxation. Alors que la respiration abdominale inversée (ou taoïste) est appliquée quand on a besoin de force lors d’une attaque.