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«Tai Chi Taoïste» … connais pas !
L’histoire du TaiJi et sa place dans le Dao ou Tao*.
*Toutes les mots chinois sont écrits en pinyin
Les découvertes archéologiques ont fourni des preuves abondantes de la pratique de postures et d’exercices respiratoires dès le règne de la Dynastie Zhou (1100-221 av.JC). Le TaiJi dériva probablement d’anciennes formes d’exercices de Dao-In et de QiGong. L’histoire traditionnelle du TaiJi veut qu’un hermite Daoïste Zhang San Feng (IVième Siècle) reçut l’enseignement du TaiJi en rêve. D’autres récits disent que Zhang San Feng conçut le TaiJi après avoir observé un combat entre un serpent et une grue.
La thèse la plus vraisemblable est peut-être celle selon laquelle le TaiJi fut créé par Chen Wang Ting. Ce dernier était général dans l’armée des Ming. Quand la Dynastie Ming fut remplacée par celle des Mandchous en 1644, Chen se retira à Chenjiagou (village de la famille Chen) dans la province du Hunan et il utilisa ses compétences militaire pour élaborer une série d’exercices qu’il enseigna aux membres de son clan.
Certains récits disent que plusieurs années après, un Daoïste errant, du nom de Zhuan Fa, se rendit à Chenjiagou et enseigna au clan Chen comment adapter les principes du Dao à leurs mouvements créant ainsi la boxe de la famille Chen ou le TaiJiQuan (boxe suprême et ultime). Cependant, la famille Chen conteste ce récit et prétend que Zhuan Fa ne fut qu’un simple disciple de Chen Wang Ting et que ce dernier connaisait déjà l’alchimie daoïste intérieur quand il conçut ses formes de TaiJiQuan.
Jusqu’au début du XXième siècle le TaiJi se pratiquait secrétement et se transmettait dans le cadre fermé de la strucure familiale et des disciples loyaux. Le TaiJi a commencé à se faire connaître à partir de la fin des années soixante. Depuis lors, il a continué à se répandre, devenant l’un des exercices curatifs le plus pratiqué.
La pratique du TaiJi a été transmise par le truchement de trois traditions familiales. La première est le style de la famille Chen, avec sa combinaison de techniques douces et explosives. La deuxième est le style de la famille Yang, avec son tempo égal et continu. La troisième le style de la famille Wu, avec ses subtils mouvements des articulations.
Peu importe la multiplicité de styles et de variations, les principes fondamentaux de toutes les formes de
TaiJi sont essentiellement les mêmes soit :
- La concentration du mental et du Qi
- La détente dans le mouvement, tout en différenciant le plein (yin) et le vide (yang)
- L’enracinement et la conservation d’un centre de gravité bas
- Le maintien de la structure du corps, dans l’alignement des forces du Ciel et de la Terre
- L’exécution des mouvements lents et coordonnés, permettant au Qi de circuler dans toutes
les parties du corps.
Le Dan Tian
La médecine traditonnelle chinoise reconnaît l’existence de trois Dan Tian, ces parties du corps inconnues des biologistes occidentaux. La tradition taoïste relate que les anciens purifiaient le cinabre pour fabriquer des pilules qui procurent l’immortalité. Dan (丹) a plusieurs significations, cela peut-être «cinabre», «pilule (d’immortalité)» ou «élixir (de jouvence)». Tian (田) représente un champ traversé par des canaux d’irrigation, il représente donc « la terre cultivée». Le Dan Tian (丹田) signifie donc textuellement «le champ du cinabre», c’est-à-dire l’endroit où la personne cultive son «élixir d’immortalité».
Les taoïstes disent que la libre circulation du Qi à travers le corps permet à un individu de vivre vieux et en santé. Lorsque la circulation du Qi est obstruée, la maladie apparaît, suivit de la mort. D’où l’importance de ces trois Dan Tian. Les fonctions physiques et psychologiques des trois Dan Tian se distinguent comme suit :
- Le Dan Tian supérieur (shang dan) qui est situé au niveau frontal correspond aux fonctions physiques du cerveau, des organes sensoriels ainsi que tous les processus psychologiques de la pensée et de la concentration.
- Le Dan Tian moyen (zhong dan) est localisé à la poitrine et il correspond aux fonctions physiques de la respiration, de la circulation du Qi et du sang. Psychologiquement il fonctionne comme un centre émotif et d’interaction du corps.
- Le Dan Tian inférieur (xia dan) est placé dans l’abdomen. Il correspond aux fonctions physiques de la digestion, de L’élimination et de la reproduction. Du point de vue psychologique, il est le centre de la stabilité et de l’équilibre. Dans la pratique du TaiJi ou du QiGong, le Dan Tian inférieur est considéré comme un réservoir de Qi.
Pour activer la circulation du Qi et du sang, on utilise la méditation et la concentration.
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Cours de TaiJi
« Le Taiji est un art qui se maîtrise par une pratique assidue ».
Hiver 2012
Du 16 janvier au 16 avril 2012
Tous les lundi de 19h00 à 20h15 (relâche le 27 février)
Les cours sont donnés au 1887 Chemin du Tremblay, local 20, Longueuil.
Contribution :
11 cours d’une heure quinze chacun : 175$
Les six sons de guérison
Il y a des milliers d’années, les maîtres taoïstes découvrirent au cours de leurs méditations les six sons aux fréquences adéquates pour maintenir les organes dans leur état optimum en prévenant et en soulageant la maladie. Le mauvais fonctionnement d’un organe a des causes multiples. Cela se traduit par des stress physiques et émotionnels tels que : la pollution, l’anxiété, la solitude, les mauvaises postures, les efforts physiques brusques ou trop intenses etc. Séparés ou combinés, ces stress produisent des tensions et entravent la libre circulation de l’énergie dans le corps, ce qui produit la surchauffe des organes.
Théorie :
Chaque organe est entouré d’une membrane appelé fascia qui régule sa température. Cette membrane expulse la chaleur en excès par la peau. Cette dernière est alors remplacée par l’énergie froide provenant de l’extérieur. Une trop grande tension physique ou émotionnelle amène cette membrane à se coller à l’organe l’empêchant d’expulser correctement la chaleur et d’absorber l’énergie froide transmise par la peau.
Bienfaits :
Une pratique quotidienne des six sons de guérison rétablit et maintient le calme et la santé. Les petites infections telles que rhumes, grippes et maux de gorge peuvent être évitées ou enrayées. La pratique de ces sons est utilisée pour soulager la dépression, l’anxiété ou la colère.
Sensations éprouvées :
Les sensations éprouvées après l’exercice varient d’une personne à l’autre. Certaines peuvent avoir une sensation généralisée de détente, de froid, de picotement, de vibration ou de légèreté. La pratique des six sons de guérison est aussi utilisée pour la désintoxication des organes. Chez certains, il se produira des flatulences, des diarrhées ou des selles nauséabondes qui constituent des signes de détoxication en cours. Les bâillements, les rots, le larmoiement sont aussi des signes de détoxication.
- CH - Foie Printemps
- HO - Cœur Été
- OU - Rate Été Indien
- XI - Poumons Automne
- WO - Reins Hiver
- HI - Péricarde Voir note
Note : Il n’y a pas de saison, de couleur ni d’émotions associés au péricarde (ou triple réchauffeur). Il est en rapport avec les trois centres d’énergie du corps. Le niveau supérieur qui est composé du cerveau, du cœur, et des poumons. Le niveau médian; foie, reins, estomac, pancréas rate . Le niveau inférieur comprenant les intestins, la vessie et les organes sexuels.
Pratique des six sons de curatifs
Tous les moments de la journée conviennent. Cependant l’efficacité est plus grande le soir avant de se coucher parce que la pratique apporte sommeil profond et réparateur. Après une activité intense (aérobie, jogging, danse …) il est important de pratiquer les sons curatifs parce qu’elle prévient la surchauffe des organes qui risque de se produire. Un organe travaille davantage durant la saison où il est dominant et il produit par conséquent plus de chaleur. Pour cela il faut répéter un plus grand nombre de fois l’exercice qui correspond à la saison : de 6 à 9 fois.
Période de repos
Entre chaque son, il est important de prendre une période de repos et prendre contact avec l’organe travaillé en lui envoyant un sourire intérieur. On peut alors sentir les échanges d’énergie (qi) dans l’organe, les mains et les pieds. Parfois, la tête perçoit aussi le flux d’énergie. Prolongez ces périodes de repos autant que vous le désirez.
Le sourire intérieur
Souriez à vos organes pour vous délivrer du stress et remplissez votre cœur d’amour, cela agit comme une médecine préventive. Lorsque vous êtes triste, fâché, en larmes, déprimé ou nerveux vos organes sécrètent des poisons alors qu’ils produisent une substance comparable au miel et favorable à la santé quand vous êtes heureux et que vous souriez.
Diététique
Mangez à satiété, puis faite une petite marche. Mangez plus souvent et par petites quantités. Ainsi vous serez assuré d’une digestion correcte, afin de ne pas surcharger les cinq organes majeurs. Insister sur les aliments épicés au printemps, acides en été, amers en automne et mangez moins salé en hiver.
Les excès à éviter
La marche lors qu’elle est trop prolongée peut nuire aux tendons; Rester assis trop longtemps est mauvais pour la chair; Rester debout trop longtemps est nuisible pour les os; Rester coucher trop longtemps est néfaste pour l’énergie vitale.
Le Qi (énergie vitale)
Une grande joie permet au niveau de Qi de monter en flèche et une grande tristesse bloque le flux du Qi.
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Les huit pièces de brocard
Cet enchaînement est une forme de Qi Gong, à laquelle chacun peut aisément s’adonner pour entretenir sa santé. C’est aussi un exercice qui a pout but de libérer les épaules, la taille et les hanches afin de faciliter la circulation énergétique. Mis au point il y a presque mille ans et transmis de générations en générations, l’enchaînement des “huit pièces de brocart” (bā duàn jǐn, 八段錦) constitue un outil précieux visant à entretenir la santé en renforçant les muscles, les articulations, les tendons, les os, ainsi que le système digestif.
Ces exercices se veulent accessibles et ne nécessitent donc pas, pour commencer, une respiration particulière. Avec la pratique, une respiration abdominale pourra être adoptée. Les étirements doivent privilégier la douceur. Sans forcer la concentration, l’attention est davantage portée sur le relâchement, qui entraîne l’enracinement. Pour en tirer tous les bénéfices, comme pour tout exercice de Qi Gong, il faut prendre conscience de l’harmonie entre le corps, la respiration, et l’esprit.
L’enchaînement se décompose de la façon suivante :
1. Soutenir le ciel avec les mains
Le but de cet exercice est de tonifier l’organisme et d’harmoniser le yin et le yang, l’énergie vitale et le Dan Tian.
2. Tirer à l’arc des deux côtés comme si on visait un aigle
Cet exercice a pout but de fortifier la musculature des épaules et des bras, et il dilate la poitrine afin d’accroître la capacité et l’élasticité des poumons.
3. Pousser le ciel et la terre
Ce mouvement stimule la circulation de l’énergie et du sang à travers les organes internes, en particulier l’estomac et la rate.
4. Regarder la lune en tournant la tête
L’objectif de cet exercice est de développer et fortifier le méridien du poumon et il tonifie les muscles de la poitrine et du cou.
5. Osciller la tête et balancer le tronc
Cet exercice stimule la digestion et la circulation du sang. Il équilibre le système nerveux, les glandes et aide à réduire la lourdeur de la taille.
6. Les deux mains joignent les pieds
Cet exercice contribue à accroitre l’élasticité du tronc, accélère la circulation vers le cerveau, stimule les reins et aide le corps à se débarrasser des toxines en lui donnant une fraiche énergie.
7. Poings serrés et yeux flamboyants
Rafraîchissant et tonifiant, cet exercice fortifie le métabolisme en gardant les organes vitaux en bonne santé.
8. Faire vibrer le dos
Cet exercice permet au corps de conserver tous les organes en bonne santé et maintenir le système nerveux sain et équilibreé.
Persévérance, rigueur et assiduité sont de règle si l’on veut bénéficier des effets positifs de la pratique. On recommande de s’exercer de 15 à 20 minutes tous les jours.
Respiration abdominale
La qualité de la respiration, donc de la vie, ne dépend pas seulement de la qualité de l’air que l’on respire, mais aussi de la manière dont nous respirons. Pour ressentir les bienfaits d’un cours de Qi Gong, la pratique d’une respiration profonde ou abdominale est primordiale.
Une relaxation profonde utilise les fonctions des poumons, de l’abdomen et du diaphragme. Le tronc du corps humain est constitué de deux parties: le thorax et abdomen. Et, ces deux parties sont séparées par le diaphragme, grand muscle plat qui constitue à la fois le plancher de la cage thoracique et le plafond du volume abdominal. Au-dessus du diaphragme, on trouve les poumons et le cœur; en-dessous sont situés les organes de la digestion : estomac, foie, rate, intestins…
Le diaphragme est un muscle respiratoire. Cependant, la plupart d’entre nous ne respirent pas avec le diaphragme. À la place, nous respirons depuis notre thorax et ce de façon courte et irrégulière. Et, lorsque nous sommes stressés, nous n’insufflons pas assez d’oxygène dans nos poumons, ce qui nous rend encore plus tendu, anxieux et à court de souffle. A l’inverse, la respiration profonde permet à l’oxygène de bien parcourir les poumons et l’ensemble de notre corps.
Lors de L’inspiration les faisceaux musculaires du diaphragme entraînent un abaissement du centre phrénique. Les viscères sont repoussés vers le bas, le ventre s’arrondit et provoque un appel d’air dans les poumons. Au moment de l’expiration, le diaphragme reprend sa position initiale. Les viscères reprennent leur place et l’air chassé ressort par les bronches en direction du nez.
De plus, la façon dont nous respirons a une influence sur notre système nerveux. La respiration thoracique produit dans notre cerveau des ondes cérébrales plus courtes et plus faibles. Inversement la respiration abdominale permet au cerveau de créer des ondes plus longues semblables à celles qu’il génère lorsque nous nous sentons calme et détendu.
Lorsque les voies respiratoires nasales sont dégagées, il est préférable de respirer par le nez. Lors d’une inspiration, les sinus réchauffent l’air et les poils le débarrassent des poussières. Lors de l’expiration, l’air venant des poumons, où la température est de 37°, réchauffe à son tour les sinus et ainsi de suite le processus de la respiration recommence.
En adoptant la respiration abdominale, qui est innée en nous, nous nous assurons d’une meilleure qualité de vie et le secret réside dans la pratique. Et comme le disait Lao Tseu :
« Ma vie est entre mes mains et non entre ceux du ciel » (Tao de jing)
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Le Qi ou Énergie Vitale
La respiration constitue une technique importante du qigong car elle est en relation avec le fonctionnement physiologique du corps. Le principe de base de la respiration consiste donc à réguler l’inspiration de l’air pur et le rejet de l’air vicié dans le but d’améliorer le fonctionnement des organes internes. Mettre l’accent sur la respiration abdominale est important parce qu’au début de la vie, la croissance de l’embryon se fait par le cordon ombilical, situé au niveau de l’abdomen, qui l’alimente en nourriture et en oxygène.
Durant les premières années de sa vie, l’enfant concentre sa respiration dans la partie abdominale. Progressivement ce centre s’élève vers le torse. Et, en grandissant il respire davantage avec la poitrine. Alors que nous croyons respirer naturellement avec la poitrine, nous avons en fait, perdu petit à petit le contrôle de nos muscles abdominaux. Dans la pratique du qigong, on retrouve trois sortes de respiration. La première : la respiration par la bouche et le nez; inspirer doucement par le nez et expirer lentement par la bouche. C’est la façon de respirer la plus usuelle. Par contre, dans la méditation profonde, la respiration se fait uniquement par le nez. La deuxième : la respiration abdominale. On se concentre sur le gonflement et la diminution du ventre. Cette façon de respirer se divise en deux. D’abord, la respiration abdominale normale : Relâcher le ventre à l’inspiration et le contracter à l’expiration; c’est une respiration qui amène la détente. Ensuite, la respiration abdominale inversée : Contracter le ventre à l’inspiration et relâcher le ventre à l’expiration, celle-ci donne de la puissance au mouvement et elle est utilisée dans le wushu (kung fu). La troisième : la respiration « pénétrante ». Il s’agit de la régulation de la respiration dirigée par l’esprit. La répartition mentale du qi «pur» dans tout le corps se fait au moment de l’inspiration tandis que le corps expulse le qi «usé» à l’expiration.
La pratique du qigong aide à l’approvisionnement adéquat de nos cellules en oxygène, à la récupération ou au maintien de l’élasticité de nos artères aussi bien que de nos muscles et tendons ainsi qu’à la bonne circulation du sang et de l’énergie dans tout notre organisme. Il n’y a pas d’âge pour se mettre à la pratique du qigong. Si on apprend à utiliser judicieusement notre énergie vitale (qi) on vivra plus longtemps et en santé.
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TaiJi & QiGong
La TaiJi est un exercice pour le corps et l’esprit.
Sur le plan physique : la pratique du TaiJi contribue à développer un bon état de santé général ainsi qu’une qualité d’énergie. L’aspect thérapeutique du TaiJi consiste à fortifier la circulation du Qi (énergie vitale), à enrichir l’alimentation énergétique des organes et ainsi prévenir les maladies. Cette pratique renforce et assouplit les structures musculaires et osseuses. Une pratique assidue tonifie et redresse la colonne vertébrale.
Sur le plan émotif : Le TaiJi permet d’apprivoiser le stress de la vie quotidienne en augmentant la capacité de relaxation. Il accroît aussi la maîtrise de soi et de ses émotions à partir de la maîtrise des mouvements du corps, du souffle et de l’équilibre.
Le QiGong comprend deux catégories d’exercices.
L’exercice interne ou statique par lequel on fait circuler le Qi et le sang, tout en régularisant le fonctionnement des organes internes. L’attention est alors dirigée sur le Dan Tian soutenu par une respiration profonde.
L’exercice externe ou dynamique se caractérise par le mouvement. On cherche à apaiser l’intérieur à l’aide de mouvements extérieurs.